cette semaine...




FORMATIONS MUSICALES 2010/2011

Réunion d'information le 
Lundi 13 septembre à 19h00 à l'AJMi

 


 

 










Cette semaine...
Santacruz / Wodrascka / Deschepper / Cappozzo - Récifs
Anthony Ortega Quartet - Bonjour
Capozzo Charmasson Ponthieux Trio - Sophisticated Ladies
Perrine Mansuy Trio - Man Dragore & Noyau de Pêche
Bottlang Seguron Silvant - Trilongo
Véronique Binet Bolcato Rollet - Eau Forte
Guillaume Séguron Quartet - Witches
Charmasson Tchamitchian Jullian - L'ombre de la pluie
Christophe Leloil Sextet - E.C.H.O.E.S.
Rémi Charmasson Quintet - Man Œuvres
René Bottlang - Solongo
Denis Fournier Quartet - Life Vest Under Your Seat
Sylvia Versini Octet - Broken Heart
René Bottlang - Art Longo
Magdelenat Bouquet - Boumag
Alex Grillo - Triplett
Christophe Leloil Sextet - E.C.H.O.E.S.

Carine Bonnefoy, piano
Raphaël Imbert, saxophones alto, ténor et clarinette basse
Thomas Savy, saxophone baryton, clarinette basse et clarinette sib
Simon Tailleu, contrebasse
Cédrick Bec, batterie
Christophe “Leloil” Loilier, trompette, bugle et sourdines

Écoute en ligne : plage n°1

Christophe Leloil Sextet - E.C.H.O.E.S.

  1. Part 1 “Play the blues and see what happens…” 5’54
  2. Part 2 / Part 3 “Paint at Onyx” / A drum can sing (transition by Cedrick) 10’20
  3. Part 4 “The smooth side of T.S.” 5’50
  4. Bass time (transition by Simon + Winds) 1’55
  5. Part 5 “Let her dance !!” / Her piano (transition by Carine) 6’07
  6. Part 6 “Roulette russe” 6’14
  7. Part 7 “Shaw time song” 5’49
  8. Part 8 “La petite ternade” 6’32
  9. Part 9 “Miscellaneous” 5’21

TOTAL 54'08

L'amour rêvé du Jazz, un chant d’amour à son histoire et à celle de la trompette c’est ce que nous offre Christophe Leloil. Avec les références, appuyées ou discrètes, aux figures légendaires de l’instrument. D’une modernité qui part de Clifford Brown et se prolonge, via Woody Shaw et Tom Harrell (sources revendiquées) jusqu’aux meilleurs des confrères contemporains du trompettiste.
Modernité qui, ici et là et à plus d’une reprise, ne s’interdit pas le détour par l’expressionnisme, la puissance et le velouté des grands solistes du middle-jazz (de Bubber Miley à Roy Eldridge, en passant par Henry Red Allen et Rex Stewart). Avec notamment l’usage inspiré de certains effets (growl) et une habile utilisation des sourdines trop souvent limitée à l’usage, magnifié par Miles Davis, de la Harmon. Signes évidents d’une très profonde passion pour son instrument et les meilleurs de ses serviteurs.
Cette passion, nourrie de ses légendes, est amoureusement orchestrée, écrite (et décrite) en une suite qui sait habilement éviter les pièges du collage au bénéfice d’une musique qui s’épanche avec bonheur.
Exigeant envers lui-même et avec ses musiciens/complices, Leloil veille à la parfaite exécution de sa partition, à l’impeccable mise en place de ses arrangements. Ceci sans se refuser, au contraire, de voir son œuvre enrichie des apports de chacune des interventions solistes de ses partenaires.
Lesquels investissent avec une rare maîtrise et une grande richesse d’expression individuelle chacun des espaces qui leur est dévolu par le compositeur. Découvert aux côtés de Raphaël Imbert puis au sein de l’octet de Sylvia Versini (AJM11), Christophe Leloil signe avec “E.c.h.o.e.s.” son entrée dans le cercle réduit des musiciens sur lesquels il va falloir compter.

Jean-Paul Ricard, directeur artistique de l’AJMI.